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Rugby - Top14/XV de France - Jacques Brunel : «La confiance est réciproque»

L'entraîneur du XV de France, Jacques Brunel, nommé en janvier, compte sur la relation de confiance qu'il a créé avec les entraîneurs du Top 14 depuis plus de vingt ans pour faire avancer son projet de développement du XV de France et des internationaux.
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«A l'issue de la réunion qu'ils ont eu avec votre staff, les coaches du Top 14 vous ont donné, d'un commun accord, un place centrale, désormais, dans le rugby français. Que ressentez-vous ?
On m'a nommé à la tête de l'équipe de France mais j'ai la chance, surtout, de connaître tous les intervenants dans tous les clubs ; pour les avoir entraîné ou avoir entraîné avec eux. Alors la relation est plus facile, elle est accélérée. Il y a de la confiance, et elle est réciproque. Ils savent qu'être entraîneur de l'équipe de France, ce n'est pas mon ambition personnelle. J'ai été nommé, mais ce n'était pas dans mon plan de carrière.

Pourquoi avoir provoqué ces réunions, en janvier et aujourd'hui, avec les entraîneurs du Top 14 ?
Parce qu'il le fallait, la situation l'exigeait, presque. Mais ça reste dans un cadre formel. Marcoussis, c'est la maison du rugby français. Par la suite, je vais me rendre, avec le staff du XV de France, dans les différents clubs. C'est mon rôle. Pour que les joueurs voient que ma présence ne se limite pas au XV de France. Je veux connaître leur environnement en club, voir les installations, échanger avec les membres du staff qui s'occupent de lui au quotidien.

«Nous avons institutionnalisé ce type de rencontres»

Ce qui aurait aussi l'avantage de monter qu'il n'y a qu'un seul message, partagé par les entraîneurs de clubs et ceux du XV de France ?
Exactement. Le but, il est là. Que les joueurs sentent qu'il y a une volonté de les faire progresser.

Ça ne pouvait pas être fait avant ?
Ça a été lancé, par Bernard Laporte, au début des années 2000. Mais ça n'a pas été assez loin au goût des entraîneurs de club. Ils étaient consultés, ponctuellement, mais pas de façon continue. Et pas tous en même temps. Là, nous avons institutionnalisé ce type de rencontres.

«Les deux choses essentielles, ce sont la vitesse et l'intensité»

Et si demain, les entraîneurs de Top 14 partageaient avec vous autour d'un table une vue globale et précise sur le jeu à mettre en place avec le XV de France, ce serait une utopie ?
On va arriver à ce résultat-là, mais sans le formuler comme vous le faites. Dans un premier temps, on recherche le développement du joueur. On va donc l'aider à progresser. Et ça se fera en échangeant avec les entraîneurs de clubs. Du coup, on va tous se rejoindre sur un même objectif.

Vous évoquez la partie technique, mais qu'en est-il de la dimension tactique ?
Le système de jeu, il y a plusieurs façons de l'approcher. Mais on sait très bien, que les deux choses essentielles, ce sont la vitesse et l'intensité. C'est-à-dire la capacité des joueurs à tomber, à se relever, à être disponible en permanence. C'est là-dessus qu'on va faire un gros effort. Après, savoir si on joue en 1-3-3-1 ou 4-2-2, ou 6-9, on s'en fout, quelque part. Parce que l'idéal, pour l'équipe nationale, et on y arrivera, c'est de passer d'un système à l'autre, d'un jeu en largeur à un jeu plus centré dans l'axe, par exemple, sans que rien ne soit figé.»